Seins

Augmentation mammaire (prothèses)

À qui s’adresse l’augmentation mammaire ?

La mise en place de prothèses mammaires permet de corriger le volume jugé insuffisant des seins et/ou de corriger artificiellement un léger degré de pose mammaire, en augmentant la projection du sein.

Existe-t-il une prise en charge de la Sécurité Sociale et/ou une mutuelle ?

Oui, dans de rares indications pathologiques (absence totale de développement du sein ou agénésie mammaire, asymétrie majeure), avec une demande d’entente préalable. Mais la plupart du temps, il s’agit d’une intervention à visée esthétique qui ne relève pas de l’assurance maladie.

Existe-t-il des examens à faire avant l’intervention ?

Oui, un bilan préopératoire est obligatoire  (prise de sang, ECG, mammographie, consultation d’anesthésie), afin de réaliser le geste dans les meilleures conditions de sécurité.

Quel mode d’anesthésie est utilisé ?

La plupart du temps, il s’agit d’une anesthésie générale. Une consultation d’anesthésie est donc nécessaire.

Où est placée la prothèse ?

Soit en arrière de la glande et en avant du muscle (position rétroglandulaire).
Soit en arrière du muscle pectoral (position rétromusculaire).
Le choix de la localisation, présente des indications différentes en fonction de la forme de vos seins et de votre thorax. Les avantages et les inconvénients de chaque position vous seront expliqués lors de la consultation.

Où sont situées les cicatrices ?

Il existe 3 possibilités d’incision :

  • Sous le sein (dans le sillon sous mammaire)
  • Autour de l’aréole (hémi-aréolaire inférieure)
  • Dans l’aisselle (sous le bras)

Chaque voie d’abord présente des indications différentes, des avantages et des inconvénients. Ces cicatrices sont courtes et dissimulées.

Est-ce douloureux ? Quand puis-je reprendre mes activités ?

La mise en place de prothèses mammaires est douloureuse pendant quelques jours, en position rétro-musculaire (en arrière du muscle)  mais n’engendre qu’une sensation de tension en position rétroglandulaire (en avant du muscle). Les douleurs sont corrigées par des médicaments antalgiques et un traitement pré et postopératoire décontracturant.

Il faut prévoir 4/5 jours de repos après l’intervention  et pas de sport pendant 1 mois.

Faut-il porter un soutien-gorge spécial après l’intervention ?

Oui, pendant 1 mois 24h/24. Vous pouvez l’enlever pour prendre une douche.

Existe-t-il différents types de prothèses ?

Oui, il existe 2 principaux types : celles remplies de gel cohésif de silicone  (très fiables et plus proches de la consistance du sein) et celles remplies de sérum physiologique de moins en moins utilisées. 
De plus, il existe des formes plus ou moins profilées, des textures différentes (lisse ou microtexturée) et de multiples tailles.

Quelle est la durée de vie des prothèses mammaires ?

Grâce à l’évolution et aux contrôles stricts des biomatériaux (Normes CE…) lors des dernières années, il est licite de proposer un contrôle régulier et annuel des prothèses (examen clinique par le chirurgien, autopalpation, mammographie ou IRM) et la notion d’un changement obligatoire des prothèses au bout d’une dizaine d’années ne se justifie plus.

Existe-t-il des risques de rejet ?

Non, il n’existe pas de rejet mais une réaction physiologique de protection du corps qui enveloppe la prothèse. C’est l’induration rare de cette enveloppe que l’on appelle une coque.

Existe-t-il des risques spécifiques à l’augmentation mammaire ?

Oui, il s’agit principalement des coques périprothétiques dont l’existence rare est aléatoire. Le dégonflement des prothèses remplies de sérum physiologique peut être lié à l’usure prématurée de l’enveloppe au niveau d’un pli. Les autres complications sont celles de la chirurgie en générale et doivent être prévenues de manière systématique.

L’augmentation mammaire engendre t-elle une modification de la vie personnelle ?

Non, la plupart du temps, cette intervention permet un épanouissement de la femme qui souffre d’une gêne esthétique. Le dialogue avant et après l’intervention est capital à la fois dans le couple et en présence du chirurgien. Il s’agit parfois d’une « renaissance de la femme ».

Existe-t-il un risque de diminution de la sensibilité du sein ?

Oui, notamment en cas d’incision péri-aréolaire ; mais celle-ci est la plupart du temps transitoire.

Quid de la grossesse ? Peut-on allaiter ?

L’augmentation mammaire peut être réalisée avant ou après une grossesse, il faut éviter de se faire opérer dans l’année qui suit ou qui précède une grossesse. Oui, l’allaitement est possible malgré la présence de prothèses.

Les prothèses font-elles remonter les seins lorsque ceux-ci tombent ?

Oui et non, il s’agit d’une correction artificielle qui augmente la projection du sein vers l’avant et permet d’améliorer l’aspect esthétique du sein.

La surveillance du sein est-elle possible ?

Oui, elle est à la fois clinique et radiographique (en précisant la présence d’implants mammaires au radiologue avant l’examen).